Penser national, manger local !

A l’Action Française nous sommes attachés au principe de consommer local, que nous avons abordés lors de nos cercles  de formation sur la libéralisme et sur la naturopathie . L’une des conclusions était que nous étions tous consommateurs et qu’à ce titre nous avions un « pouvoir économique ». Synergie 44, regroupement de professionnels au service du bien commun,  nous conseille le site suivant : https://artisansetterroirs.com/nantes/

 

Artisans & Terroirs C’est la qualité et le goût

Chaque jour, nous sélectionnons avec soin les meilleurs des produits locaux frais de saison, auprès de producteurs & artisans passionnés , et que vous connaissez.

Artisans & terroirs, c’est la liberté

  • Pas de panier imposé.
  • Pas d’abonnement.
  • Pas de minimum de commande.
  • C’est vous qui choisissez ce que vous achetez, quand vous le voulez.

Artisans & Terroirs , c’est la créativité et le service

  • Nous vous livrons du jour au lendemain, chez vous, en point relais ou sur votre lieu de travail.
  • Nous n’achetons que ce que vous avez commandé, le jour–même. Pas de stock. Pas de gaspillage.
  • Nous  partageons avec vous les  idées de menus, les recettes… et le goût de manger sainement et avec plaisir !
  • Un service client qui répond à toutes vos demandes au téléphone !

Artisans & Terroirs

C’est un écosystème local dynamique et juste

  • Nos producteurs et artisans définissent eux même des prix compétitifs, permettant une juste rétribution de leur travail grâce à l’absence d’intermédiaires inutiles.
  • Au-delà du goût et de la fraîcheur pour vous, chaque commande à Artisans & Terroirs favorise le développement d’une économie locale compétitive et créatrice d’emplois : commerces de proximité, production agricole, préparateurs,…

« Il y a un revival de l’Action Française »

Nous sommes présent sur Nantes rejoigniez nous ! (urbvm@hotmail.fr)

Ils ont 20 ans, sont fans d’Eric Zemmour, militent contre la PMA et revendiquent leur foi catholique. La journaliste Pascale Tournier consacre un livre à cette nouvelle génération de réacs. Interview.

Stéphanie Marteau  source :

https://www.vice.com/fr/article/zmggde/il-y-a-un-revival-de-laction-francaise 

Image : AFP / Eric Feferberg

Ils sont les fils spirituels d’Eric Zemmour et Elisabeth Levy. La politique, ils sont tombés dedans en manifestant, pour la toute première fois, contre le Mariage pour Tous. Depuis, ils ont lu tous les livres de Charles Mauras, fréquenté l’Action Française et pris un abonnement à Valeurs Actuelles. Dans son livre, Le vieux monde est de retour (éditions Stock), la journaliste Pascale Tournier dresse un portrait de ces « babys réacs » qui, à vingt ans à peine, parlent déjà comme des vieux. Interview.

Vice : Qui sont ces « nouveaux conservateurs » auxquels vous consacrez votre livre ?
Pascale Tournier : pour faire court, on pourrait dire que c’est la jeune génération qui a manifesté contre le Mariage pour Tous en 2012-2013. Battre le pavé contre la loi Taubira a représenté pour eux une école de formation politique. C’était un peu leur mai 1968 à l’envers. Puis en 2016, lors de la primaire de la droite, ils ont voté pour François Fillon – et sont d’ailleurs à l’origine de son succès. Depuis l’échec cuisant de leur candidat, et le retrait de la vie politique de Marion Maréchal-Le Pen, ils se sentent orphelins. Ils ne partagent pas tous les mêmes idées mais ont au moins deux marqueurs communs : ils sont contre l’ouverture de la PMA à toutes les femmes et défendent les Chrétiens d’Orient.

En quoi se différencient-ils de leurs aînés ?
Nés après la chute du mur de Berlin, le clivage gauche-droite a moins de force pour eux. Ce qui leur permet de puiser dans le référentiel de gauche en fonction de leurs intérêts. Ils assument leurs idées sans complexe : ramener leur pensée aux sombres heures de l’histoire ne les atteint pas. Alors que leurs églises se vident, beaucoup assument d’être cathos. Mais ils ne vivent pas tous de la même manière leur foi. Face à l’islam certains revendiquent les racines chrétiennes de la France : eux, forment le courant dit « identitaire ». Pour d’autres, la foi est un moteur pour transformer la société et renouer avec le bien commun.

Parce que c’est une génération qui est en demande de repères, elle va chercher dans sa bibliothèque des auteurs du passé pour forger ses idées. On peut citer de nombreux auteurs catholiques comme Bernanos, Bloy, Maritain. Plus récents George Orwell, la philosophe juive Simone Weil, auteure de « l’enracinement », un mot qui leur sied bien. Aujourd’hui, trônent sur leur table de chevet Michel Houellebecq, Christophe Guilluy, Alain Finkielkraut, Michel Onfray ou encore Jean-Claude Michéa. Et bien sûr, le théoricien Patrick Buisson occupe une place à part.

Vous parlez de Jacques de Guillebon, directeur de la rédaction de la revue de la droite décomplexée l’Incorrect. Il a un parcours sinueux. D’abord soutien de Julien Coupat et de la bande de Tarnac, il est ensuite devenu la plume de Marion-Maréchal Le Pen. Comment l’expliquez-vous ?
Jacques de Guillebon est un cas un peu particulier, qui illustre néanmoins les liens qui peuvent exister entre les néoconservateurs et une certaine gauche. Le point d’accroche étant l’anticapitaliste et le souverainisme – de plus en plus prégnant dans cette partie de l’échiquier. Plume effilée, qui a grenouillé dans de nombreux journaux ( Le Figaro magazineCauseurAtlantico…) et qui est passé par l’Action Française, il se définit comme un « anarchrist » et un « royaliste de gauche » dans la lignée de Proudhon. Il a croisé Julien Coupat au début des années 2000 dans le cadre des sommets altermondialistes. Dans le même genre de liens improbables, citons aussi François Bel-Ker, le secrétaire général de l’Action française qui a prêté main-forte à Augustin Legrand de l’association Don Quichotte, quand il avait occupé le canal Saint Martin avec ses tentes Quechua.

De quelle manière comptent-ils s’imposer dans le débat ?
Suivant les préceptes de Gramsci, ils investissent le champ culturel et la bataille de l’opinion. Prenant exemple sur celui du journaliste Eric Zemmour, ils ont compris que les débats n’avaient plus lieu dans les amphis de la Sorbonne mais sur les plateaux télés (Cnews, notamment) et dans les journaux ( Le Pointle Figaro, Valeurs actuelles) ou des revues plus confidentielles ( Limitel’Incorrect). Ils ont par exemple réussi à imposer leurs mots : enracinement, monde liquide et bougisme qu’ils dénoncent aussi à coups de tweets/clashs.

Quels sont leurs ambassadeurs médiatiques ?
Parmi les journalistes, on peut mettre en avant Eugénie Bastié ( Figaro), Alexandre Devechhio ( Figaro)Charlotte d’Ornellas (Valeurs actuelles). Sur la scène intellectuelle, on peut relever le philosophe François-Xavier Bellamy, le sociologue québecois Mathieu Bock-Côté, la féministe Marianne Durano, la philosophe Bérénice Levet. Chacun a son dada et ils ne sont pas d’accord sur tout, quand ils ne se jalousent pas.

Les nouveaux conservateurs infiltrent des pans inattendus de la société…
Réduire leur incursion dans le débat aux questions sociétales serait une grossière erreur. Ils ont investi l’écologie, l’éducation, les questions liées à la souveraineté nationale, l’Europe, le féminisme… S’il y a une idée à retenir, c’est celle de la limite – face au progrès, à la technique, aux méfaits de la mondialisation, à la conquête des droits individuels, source pour eux de dilution du lien social, d’affaissement moral de la société et de la montée du communautarisme. Reste l’économie qui est un vrai angle mort. Non seulement leurs visions divergent en la matière, mais souvent ils n’ont rien à dire si ce n’est clamer un antilibéralisme primaire.

Quels sont leurs liens avec les partis politiques ?
Laurent Wauquiez ne leur plaît pas, car ils s’interrogent sur sa sincérité. Même si Marine Le Pen, comme on l’a vu lors de son discours, a essayé de leur parler, ils préfèrent de loin Marion Maréchal-Le Pen dont ils attendent le retour avec impatience. En attendant l’arrivée d’un homme ou d’une femme providentielle, certains prônent l’union des droites ou des personnalités pour élargir leur base. Certains échaudés par la violence du monde politique disparaissent dans le social.

Où se forment-ils ?
Pour aiguiser ses armes contre le progressisme, cette génération a compris la nécessité de se structurer intellectuellement. D’où le revival observé de l’Action Française, qui depuis Charles Maurras a toujours été un lieu de formation pour les jeunes. Mais ils peuvent aussi écumer les soirées philo tenues par François-Xavier Bellamy, les conférences de l’Abbé Grosjean. Moins connue mais pas moins influente, l’Institut de formation politique située dans le 16 e arrondissement de Paris. Créée en 2004 par Alexandre Pesey et Thomas Millon, le fils de Charles Millon, l’ancien ministre de la Défense, cette école a formé depuis 2004 plus de 1 200 jeunes activistes de droite qu’on retrouve chez LR, assistants parlementaires, sur TV libertés… Même Marion Maréchal-Le Pen y est passée. Elle s’inspire d’ailleurs de l’IFP pour l’école qu’elle veut fonder.

Vous dites qu’Emmanuel Macron envoie des signaux à cette jeunesse. Lesquels ?
Emmanuel Macron regarde de près cette jeunesse. Si le logiciel de la gauche est usé, voire dépassé, leur pensée fait, a contrario, système. Elle est élaborée, et représente une véritable opposition à son pouvoir. Ils sont donc dans le viseur du président, qui a entrepris une opération de fracturation de la droite depuis son élection. Dans ses discours ciselés par sa plume, Sylvain Fort, il leur envoie de nombreux signaux. Cela passe par exemple par de nombreuses références religieuses (« culture de mort », « martyr laïc » à propos du préfet Erignac). On l’a vu lors de son discours devant les évêques de France, où les emprunts à leur vocable abondent. Et puis, Eugénie Bastié a été reçue à l’Elysée en juin dernier, alors qu’elle n’a que… 27 ans !

Le vieux monde est de retour, Pascal Tournier, éditions Stock.

A paraître Liens immortels Journal d’Alice Ollé-Laprune

Nos livres, Editions de Chiré - Chiré
Nouveauté : 20% avant sortie

 

Liens immortels

Liens immortels

Journal d’Alice Ollé-Laprune

 

Ce Journal nous ramène à la guerre de 1914. On verra ce que fut pour un jeune ménage, en attendant l’appel au front, le temps de probation, les alternances de ferveur commune dans l’acceptation du devoir et de douleur devant la séparation.

En écoutant Joseph Ollé-Laprune et sa femme, nous entendons la voix émouvante de nos morts qui réclament de nous un amour plus effectif et plus constant de notre chère patrie.

Un héroïsme aussi pur a quelque chose de contagieux. Puisse-t-il être médité par beaucoup de familles françaises ! Puisse-t-il être un élément agissant dans la reconstruction spirituelle de notre civilisation ! (104 pages)

LIVRE À PARAÎTRE LE 27 AVRIL

Je commande
Commandez ce livre avant le 25 avril au prix exceptionnel de 10,40 € (+ port) en utilisant le code promo OLLE 2018 (prix après parution : 13 € + port)
48èmes Journées Chouannes - 1er et 2 septembre Chiré-en-Montreuil

Facebook  Twitter  Google+  Youtube  Dailymotion

Joute sur facebook

A une petite remarque écrite sur Facebook (FB) par le Colonel (er) Olivier Sastre, l’attaché parlementaire d’un député LREM de Vendée croit malin d’insulter le colonel (er) Olivier Sastre qui évoquait simplement (et fort courtoisement) une petite imprécision sémantique dans le discours d’Emmanuel Macron lors des funérailles du Colonel Beltrame.

Devant le ton agressif voire insultant d’Alexis Texier, on lira avec intérêt la réponse argumentée tout en finesse, sérénité et délicatesse de l’ancien commandant d’une Promotion l’Ecole Militaire Interarmes (EMIA).

Alexis Texier : Quel intérêt de s’adresser au Président de la République via Facebook excepté pour faire polémique ou travailler son ego ? 
Avec tout mon respect, j’espérais que votre rang était synonyme d’intelligence, aujourd’hui, je confirme que l’habit ne fait pas le moine…

                                    Monsieur l’attaché parlementaire, 


          Vous avez bien voulu me faire l’honneur de commenter une publication sur mon mur Facebook, laissant une question ouverte, celle de l’intérêt de ma démarche, et un constat subséquent, celui de mon intelligence déficiente. Je vous remercie d’avoir pris ce temps et vous prie d’excuser une réponse aussi tardive, qui n’est pas due à mon manque d’intérêt pour votre critique, mais au simple désir que j’avais, de profiter avec les miens du long week-end pascal. 
>
« Quel intérêt de s’adresser au Président de la République via Facebook excepté pour faire polémique ou travailler son ego ? » vous demandez-vous de façon liminaire, en regrettant d’emblée que, comme dans la plupart des démocraties, ce droit de commentaire public du discours public d’un homme public puisse faire jaillir une polémique, et de la même façon que ce commentaire puisse être bénéfique à mon ego. 
Ce droit de commentaire public, je l’enfourche parce que je pense sincèrement qu’une polémique, même vigoureuse, est une manifestation de bonne santé dans une démocratie, pour peu qu’elle soit constructive et qu’elle ne se focalise pas sur les hommes ou les femmes, mais bien sur les faits et les décisions qui peuvent avoir du poids dans la construction de l’avenir de notre pays. C’est le premier intérêt que je distingue dans le fait de m’être adressé au président de la République. Je suis navré que cela vous peine. 
>
Vous observerez avec moi, que je me montre touché par la solennité du discours du président. Il a rendu un très bel hommage au Colonel Beltrame, à sa famille et à ses compagnons d’armes et je le souligne. Il a mis un nom sur l’ennemi, clairement, courageusement et sans se cacher derrière son petit doigt. Plaçant le colonel Beltrame dans la lignée des grands Résistants, il en a fait un héros national et c’est une belle image.

 

En revanche, en faisant de cet officier de gendarmerie une figure qui nous exhorte à résister, je crois qu’il se trompe. Résister, c’est ce qu’ont été forcés de faire les Français qui voulaient chasser l’envahisseur nazi, parce que la montée de ce péril n’avait pas pu être jugulée quand elle aurait pu l’être.

De nombreux hommes politiques ont porté une très lourde responsabilité dans la défaite qui a d’abord été morale : adoption et diffusion d’un pacifisme irréfléchi entraînant des choix stratégiques inadaptés (ligne Maginot), torpeur devant le réarmement de l’Allemagne, attentisme et coupable inaction devant la politique agressive du Reich, aveuglement diplomatique et dépréciation de la voix de la France promouvant la mentalité « munichoise », impréparation industrielle et humaine de la guerre… 
Aujourd’hui, nous nous trouvons encore dans la possibilité de combattre notre ennemi, sur notre sol comme à l’extérieur. Oui, nous sommes encore dans le temps du combat, et pas dans celui de la Résistance. Et quel que soit mon respect pour la Résistance (mes deux grands-pères ont été résistants, l’un d’entre eux déporté), je pense que la Résistance, c’est ce qui vient trop tard, quand on n’a pas eu le courage de combattre à temps. Or, il est encore temps et le chef des armées de la République ne doit pas s’y tromper.

Le président a présenté le lieutenant-colonel Beltrame comme un élève-officier de Saint-Cyr. Ce qui peut paraître un détail pour l’auditeur moyen de BFMTV, voire le bon bourgeois informé, n’en est pas un en vérité. L’Ecole Militaire Interarmes (EMIA), dont est issu cet officier valeureux est distincte de Saint-Cyr par son recrutement. Elle symbolise mieux qu’une autre l’élitisme du creuset républicain. Elle s’adresse aux sous-officiers et aux militaires du rang qui, recrutés par concours, peuvent ainsi servir comme officiers. Pour les meilleurs d’entre eux, c’est un peu comme si un fonctionnaire de catégorie C achevait sa carrière comme administrateur civil hors classe. C’est une école qui permet, à ceux qui n’ont pas eu la chance de faire une classe préparatoire aux grandes écoles, ou qui sont issus d’un milieu qui n’a pas favorisé leurs études de rattraper un train qu’ils n’avaient même pas entendu passer. 
Lorsque le Président de la République annonce qu’Arnaud Beltrame est saint-cyrien, il oublie que lui-même est fils de médecins, qu’il a fait de bonnes études à Henri IV avant de faire Sciences-Po Paris et l’ENA, de rejoindre l’inspection des finances, puis une banque d’affaires américaine. Se rend-il compte qu’en commettant cette erreur, que vous pensez vénielle, il affiche un profond mépris pour tous ceux qui sont devenus officiers sans être « sortis de Saint-Cyr ». Il raye d’un trait les quelque 25 000 officiers de recrutement « semi-direct » qui sont morts pour la France, avant Arnaud Beltrame. 
Alors, Monsieur l’attaché parlementaire, et c’est précisément le second intérêt de ma démarche : par fidélité à ce que fut Arnaud Beltrame, à l’Ecole qui l’a formé et dont il a été fièrement le major et le porte-drapeau, j’ai cru utile de replacer de vrais mots sur de vraies gens et de vrais choix. Et je l’ai fait en dehors de toute idée polémique, par esprit de justice et par goût de la vérité. 
>
Je passerai rapidement sur la perspective que vous évoquez et selon laquelle je travaillerais mon ego. Je connais trop peu le sabir des psychologues de comptoir pour avoir une idée de ce que « travailler son ego » peut signifier. Je viens d’un monde où seuls le groupe et sa cohésion valent. L’estime de mes chefs, la camaraderie de mes pairs et de mes subordonnés m’ont suffi jusqu’ici sans que j’aie à chercher le moindre assentiment dans le monde politique. Vous comprendrez que je reste sur cette ligne et que votre opinion m’importe assez peu. 


J’en viens maintenant à un intérêt auquel vous n’avez peut-être pas songé. S’adresser au Président de la République de façon respectueuse, au nom de la vérité, a également l’avantage de faire sortir du bois des gens comme vous, ce qui renseigne assez bien sur les mœurs politiques. Vous pensez sans doute être un bon chien de garde de votre parti, la République en marche. Vous pensez le servir en montrant que vous veillez à ce qu’on ne commette pas le crime de lèse-majesté en s’adressant à votre président. Vous auriez pu réfléchir à ce que cette lettre pouvait apprendre au Président de la République là où vous n’avez songé qu’au Président de « La République en Marche ». Vous savez que la majorité parlementaire confortable de votre parti l’expose à suivre la pente de la facilité. De nombreuses critiques lui reprochent une personnification du pouvoir, un autoritarisme, une opacité dans les processus d’organisation interne (cf. l’élection de M. Castaner) et le recours facile au gouvernement par ordonnances, avec des députés formant une majorité « godillot » où le débat est occulté. 
Tout dans votre attitude vient donner corps à ces analyses et montrer combien elles sont fondées. C’est pourquoi, à tout prendre, je me demande si vous avez raison d’apparaître ainsi sur les réseaux sociaux pour décrédibiliser quelqu’un qui ne cherche qu’à rendre hommage à un camarade disparu héroïquement et à attirer l’attention du chef de l’Etat sur le manque de délicatesse et de précision de son discours. Les quelques lecteurs de ce « post » auront pu au passage se rendre compte que pour l’attaché parlementaire de la République en marche « L’esprit de parti abaisse les plus grands hommes jusques aux petitesses du peuple » comme l’avait remarqué La Bruyère, qui s’y connaissait en caractères.

Un petit parallèle me vient même à l’esprit un instant, avant que je le chasse : Auriez-vous courageusement voulu vous « payer » sans risque un colonel, comme vos chefs, MM. Macron et Castaner ne se sont pas privés de se « payer » le Général Pierre de Villiers, chef d’Etat-major des armées ? Je sais tout ce que cette hypothèse peut avoir d’immodeste pour moi, mais je vous la propose pour deux raisons : la première, c’est que le chef d’escadrons Pierre de Villiers a formé le lieutenant Sastre à Saumur de 1988 et 1989 et que cette proximité me permet de l’évoquer comme un clin d’œil. La seconde est que Pierre de Villiers est un grand soldat, un grand Français, un grand Vendéen, dévoué au service de sa Patrie, et que vous avez eu tort de traiter par le mépris et par l’insulte.
>
Vous aurez sans doute apprécié que je vous laisse le bénéfice du doute en employant à votre intention les mots « grands hommes » quoique vous n’ayez pas eu pour moi la même libéralité. Du haut de vos certitudes d’attaché parlementaire, il vous a semblé de bon aloi de mettre en doute mon intelligence. Je ne vous en veux pas : je ne m’en sers plus guère, surtout sur les réseaux sociaux où elle est d’une faible utilité. J’ai beau savoir depuis longtemps que « passer pour un idiot aux yeux d’un imbécile est une volupté de fin gourmet », je n’en ai pas moins de peine pour vous. Ne sachant qui vous étiez, je suis allé me promener sur votre mur où vous pensez mériter les prébendes que vous octroie le député Pierre Henriet pour l’assister.
 J’y ai découvert sous votre plume : 

– le 15 décembre 2017 : « Il y a 51 ans, l’un des plus grands visionnaires que le monde moderne (est) connu nous quittait » (il s’agit de Walt Disney, j’espère que tous l’avaient reconnu) 
– Le 13 décembre 2017 : « Et si on prenai(s) le temps de réfléchir… » 
– Le 15 novembre 2017 : « … la cathédrale de Luçon s’habillera bientôt de ses plus beaux(atouts)de lumière… » Vous vouliez sans doute parler d’atours : la belote vous aura trompé. 
>
Je ne vais pas plus loin, car je suis accessible à une forme de mansuétude, de la même façon que vous devriez l’être à une forme de modestie. 
>
                                                                                            Je vous souhaite bien le bonsoir.

En juillet 1796, du côté de Froidfond…

                                

Falleron, Froidfond, 1796....Il n’y aura jamais de mots assez forts pour décrire les horreurs commises par la République dans notre malheureux pays.

  En 1796, la Vendée n’est plus qu’un immense cimetière et un amas de ruines encore fumantes, le silence fait place aux hurlements des femmes violées et éventrées, aux cris des enfants égorgés et aux crépitements des incendies. En 1796 c’est la  »pacification », les armes se taisent, nous verrons par ces anecdotes comment la République  »pacifie » ses adversaires politiques et ses amis patriotes…

Nos généraux sont morts, le 25 février 1796, Stofflet est fusillé à Angers et le 29 mars 1796 Le Chevalier de Charette est fusillé à Nantes.

La République  »pacifie » en s’acharnant sur les survivants du génocide.

Voici le récit de Pierre Pelletier, patriote, domicilié à la Briscottière-Briscotière commune de Froidfond (Vendée).

« Déclaration de Pierre Pelletier (*), cultivateur à la Briscottière,commune de Froidfond.

Vingt à trente volontaires passent chez lui le 28 Messidor an 4. (Samedi 16 juillet 1796) Ils forcent les coffres, le fouillent, lui, son oncle et son domestique ; leur prennent leur argent et tous les effets qu’ils ont sur eux ; ils volent du beurre, des mouchoirs de femme ; et tout ce qu’ils trouvent.

Dans les maisons voisines, ils font la même chose. Un mois avant, une colonne de Machecoul leur avait enlevé sa femme et son fils, avec deux bœufs, une vache et plusieurs autres pièces de bétail. »

(*) Pierre Pelletier-Peltier est originaire de Falleron, il est le fils de Mathurin Peltier et de Louise Goldreau. Il se marie le 15 février 1779 à Froidfond avec Riant Jeanne, fille de Jean Riant et de Marie Bertret. Patriote, il se réfugie à Tours où l’un de ses fils, François, meurt le 8 Prairial de l’an 2 (28 mai 1794). Voici un extrait de l’acte de décès : « François Pelletier, réfugié de la Vendée, situé en cette commune dans les batteaux de Louis Besnard et de Louis Delaunay aussi voiturier par eau est décédé François Pelletier âgé de six ans, né en la commune de Fredefond district de Chalans, fils de Pierre Pelletier et de Jeanne Riant est décédé ce jour d’hier à cinq heures du matin… » (Décès Tours, an 2, page 96).  

Pierre Pelletier est donc de retour en Vendée en 1796…

Falleron, Froidfond, 1796....

Commune de Froidfond – veuve Pillet.

« Au commencement de mars (1796), son mari se rendant chez lui est rencontré par un détachement, comme patriote et reconnu comme tel par ses concitoyens, il s’avance pour se faire reconnaître. Sans vouloir l’entendre, on le fusille, ainsi qu’un de ses camarades, patriote comme lui. Quelque tems après, sa ferme et ses bâtiments avec leurs grains et fourrages sont incendiés. Dans une borderie qui lui appartenait, tous les bestiaux sont enlevés. Le 3 Thermidor (an 4) – jeudi 21 juillet 1796, une colonne revenant de Legé entre dans la commune, mettant tout à feu et à sang ; malgré la proclamation qui avait été publiée la veille par les agens, pour faire rentrer les habitants dans leurs possessions. Tout est volé chez la veuve jusqu’à ses provisions, plusieurs particuliers sont tués dans leurs maisons avec leurs femmes, et d’autres en rentrant chez eux.

Pierre Peltier, cité ci-dessus, témoigne avoir entendu dire que de pareils massacres ont été commis par la même colonne dans la commune de Falleron. Pour lui, il trouva moyen de se cacher, mais il entendit tirer plus de 5000 coups de fusil. »

Aimé Dupont, guide de la colonne, a vu les tirailleurs incendier deux bâtiments et tirer beaucoup sur la commune de Froidfond. Placé ensuite à la queue de la troupe pour conduire une voiture, il a vu des traîneurs emporter des effets et une femme pleurer en disant qu’il était bien affreux d’être ainsi traîtée par les Républicains. Mais ils insultèrent à ses représentations et la menacèrent.

Cependant à la commanderie de la Coudrie, le chef de la colonne obligea tous les pillards de déposer là sur le chemin ce qu’ils avaient pris.

Une fille de 14 ans avait été violée et tuée par d’autres scélérats de la trouppe. C’est ce que François Barraud atteste avoir entendu dire à des volontaires qui blâmaient ce crimes de leurs camarades.   »

                                 VIVE LA REPUBLIQUE !

Sources:    

– Archives Départementales de la Vendée, tous droits réservés –

sous-série F10, Agriculture – AN F10/268-4, Paris et Vendée, page 1/10.

– Registres état civil de Froidfond.

– Registres d’Etat civil de Tours, décès an 2 page 96.

– Photo: de l’auteur.

http://chemins-secrets.eklablog.com/falleron-froidfond-1796-a142174456