Les échos de la Terreur par Jean-Clément Martin

Nous avons déjà chroniqué un livre de Jean-Clément Martin consacré à Maximilien Robespierre. Celui-ci avait retenu toute notre attention (1). Avec ce nouvel ouvrage intitulé Les échos de la Terreur, sous-titré « vérité d’un mensonge d’Etat 1794-2001 », il revient sur cet épisode douloureux et contrasté. Douloureux, car il s’agit d’une période de violences comme nous en offre si souvent l’histoire, dès que le pouvoir balbutie dans une phase d’instabilité politique. De fait, la Révolution n’inaugure pas un cycle violent, car nous avons connu plusieurs fois dans notre longue histoire nationale ce genre d’émotions. Contrasté, parce qu’il semble difficile pour certains de porter un regard objectif sur la Terreur, tant les a priori idéologiques semblent l’emporter sur les considérations réellement historiques.

Dès les premières lignes, l’auteur écrit à juste titre que « la terreur et le terrorisme font partie de notre horizon quotidien. Des années 1950 à aujourd’hui, nous sommes passés de la terreur devant la bombe atomique à la terreur ressentie devant les catastrophes écologiques ». Il prend le soin d’ajouter : « si les terreurs nazi et soviétique continuent de marquer profondément nos consciences, elles sont concurrencées par les terreurs subies au Cambodge, en Argentine ou au Rwanda ; quant aux terrorismes des Brigades rouges et autres armées rouges, voire de l’OAS sans parler des escadrons de la mort, chiliens ou brésiliens, ils ont été remplacés dans nos préoccupations par les terrorismes liés au radicalisme islamiste ».

Ce constat n’incline pas à l’optimisme comme il le reconnaît lui-même : « ce n’est guère réconfortant. Faut-il penser que, finalement, un terroriste chasse l’autre et qu’une terreur, toujours inattendue et toujours renouvelée, sidère nos esprits, au risque de ne pas être capable de donner une définition précise de la Terreur ? ». Devons-nous penser ou considérer qu’il existe une banalisation de la terreur et du terrorisme dans nos sociétés occidentales ? Nous sommes enclins à penser que oui. 

A toutes fins utiles, Martin rappelle que « le mot terroriste naît fin 1794, après le 9 Thermidor. Il apparaît sous la plume du député Boisset, le 23 novembre 1794, il est par exemple utilisé par Monestier, autre député à la Convention, dans une lettre envoyée à l’Assemblée le 1er décembre 1794, avant d’entrer dans le dictionnaire de l’Académie ». Certes, cette précision historique se montre importante. Cependant, un phénomène peut-il exister avant qu’une appellation lui soit attribuée et unanimement reconnue ? A titre personnel, nous pensons que oui. La logique veut que l’on constate d’abord un ensemble de faits pour ensuite lui donner un nom…

Prenons le temps de rappeler le contexte pour bien comprendre les enjeux politiques de l’époque. Le 5 septembre 1793, l’avocat Bertrand Barère, membre du Comité de Salut Public, demande à la Convention nationale de prendre toutes les mesures propres à sauver les acquis de la Révolution et repousser l’invasion étrangère. L’Assemblée met alors « la Terreur à l’ordre du jour » !  La Révolution, et nul ne peut le contester, se voit alors menacée de toutes parts : l’exécution du roi le 21 janvier de la même année, la persécution des prêtres, la violence révolutionnaire retournent contre elle l’opinion de nombreux Européens et Français plutôt favorables, dans l’ensemble, aux idées nouvelles. Le 10 mars 1793, la Convention décrète la levée en masse de 300 000 hommes pour protéger les frontières. Le soir même, à l’instigation de Danton, Lindet et Levasseur, elle institue un Tribunal criminel extraordinaire, plus tard appelé Tribunal révolutionnaire, pour juger les traîtres à la patrie et les opposants au nouveau régime républicain. Le programme paraît on ne peut plus clair. Antoine Fouquier-Tinville assume la charge d’accusateur public et connaîtra le funeste sort qu’il avait réservé à de nombreux citoyens, comme le veut le célèbre adage de l’arroseur arrosé (2)…

Précisons également que Saint-Just lance dès le 10 octobre 1793 des propos lourds de sens qui ne laissaient guère de doutes quant à ses intentions : « Il n’y a point de prospérité à espérer tant que le dernier ennemi de la liberté respirera. Vous avez à punir non seulement les traîtres, mais les indifférents mêmes : vous avez à punir quiconque est passif dans la République et ne fait rien pour elle ». Reconnaissons par-dessus tout, qu’il semble difficile de ne pas être épouvanté par ce genre de déclarations. De plus, le 17 septembre 1793, l’Assemblée avait voté la loi des suspects. Le 11 octobre 1793, la Commune de Paris décrit les caractères permettant de distinguer les suspects dont la fameuse disposition : « Ceux qui n’ayant rien fait contre la liberté, n’ont aussi rien fait pour elle ». Tout le monde ou presque pouvait être arrêté, jugé et guillotiné. Il y avait franchement de quoi être inquiet et terrorisé, non ?

Pour autant, les différents actes précédemment relevés suffisent-ils à faire de la Révolution dite française l’inspiratrice de la révolution bolchévique ? Martin dit que non et il défend son idée de cette manière : « Robespierre n’a pas précédé Lénine qui avait imposé la terreur de masse, en invoquant l’exemple français et sa régénération. Mais Lénine entendait faire participer les masses à la Terreur quand les conventionnels français voulaient précisément le contraire ». Notons, malgré tout, que les souhaits des conventionnels furent souvent dépassés par la populace. Nous pensons entre autres aux Massacres de septembre 1792, quand pendant une semaine les révolutionnaires se livrent à des exécutions sommaires à Paris mais également en province.

Il poursuit son propos : « la comparaison entre Révolution française et révolution russe a sans doute du sens en 1917 quand Lénine décide, contre les autorités bolcheviks, d’accepter les violences populaires qui se déroulent dans l’été et l’automne pour permettre l’installation du nouveau pouvoir : ceci fait penser à l’automne 1793 quand la Convention et les sans-culottes répriment les ennemis de l’intérieur. Par la suite, Lénine institutionnalise et bureaucratise la Terreur, subvertissant l’idéal révolutionnaire quand la Convention rétablit le monopole de la violence à son profit et se débarrasse des militants les plus indépendants et les plus violents ».

Pour l’auteur, la mise en place de la Terreur « désigne des hommes qui n’avaient jamais eu l’intention de terroriser le pays, mais bien de punir et d’éliminer des adversaires ». Pourtant, il nous semble que menacer des opposants politiques de la guillotine, pour être le plus précis possible disons de la décapitation, des pontons, de l’exécution, de la prison constitue en soi une forme de terreur. Martin explique que la notion de combat politique, distincte de l’idée de terroriser le pays, « était claire pour les Français de l’époque, avant que la confusion – objet de ces pages – ne s’installe ». Sur ce point précis, beaucoup ne le suivront pas. 

Aujourd’hui, lorsqu’on parle de « la Terreur » d’un point de vue historique Martin constate que « la terreur révolutionnaire est toujours évoquée, avec deux grands symboles, Robespierre et la guillotine, trop souvent sans aucune prudence ». Il ajoute : « l’écho de la Terreur résonne encore ». De fait, l’ambition de Martin avec la publication de son étude se voit clairement défini dans son texte introductif : « l’objet de ce livre, comprendre comment la Terreur devint la naissance de notre modernité, qui fut clôturée certainement entre la chute du mur de Berlin en 1989 et le 11 septembre 2001, nous faisant entrer dans une nouvelle ère du terrorisme ». 

Nous constatons que « la Terreur » s’est imposée dans l’esprit des gens à travers l’enseignement de l’histoire, la littérature, le cinéma, l’historiographie et même les sciences politiques. Toutefois, l’auteur énonce une idée qui en surprendra plus d’un : « il est quand même assez invraisemblable, par exemple, que la parole de Robespierre, qui avait rejeté expressément la terreur comme système, n’ait jamais été prise en considération par les contemporains, pas plus que par les générations successives, et que ce soit celle de Tallien, représentant en mission sans scrupule, girouette politique bien connue, qui ait été retenue comme vraie lorsqu’il baptisa du nom de Terreur les mois qui venaient de s’écouler, un mois après l’exécution de Robespierre ». En moins 390 avant Jésus-Christ, Brennos le chef gaulois qui avait vaincu Rome déclara : « Vae victis » (3). Aux yeux de l’histoire les vaincus ont toujours tord, car les vainqueurs écrivent ce qu’ils veulent. Nous pouvons le regretter mais le monde fonctionne de cette manière.

Pour Martin, la vision qui s’impose à nous de « la Terreur » procède à la fois d’une manipulation politique et d’une méconnaissance historique. Il précise son propos comme suit : « comme je l’ai établi ailleurs, l’invention de la Terreur pour qualifier une période, dénoncer une pratique de gouvernement et l’identifier à un homme, Robespierre, résulte du coup de force réalisé entre juillet et août 1794, donc dans les mois de Thermidor et Fructidor du calendrier républicain, par les vainqueurs de Robespierre et plus particulièrement par Tallien, grand inspirateur de cette légende ».

L’auteur poursuit son analyse en expliquant que « la Terreur, malgré les apparences, n’est ni une notion, ni une période, encore moins un événement, même si elle est souvent requise sous ces formes. Je l’ai décrite dans ses configurations, je l’ai insérée dans une chronologie ». Napoléon disait que « l’histoire est un mensonge sur lequel tout le monde s’accorde ». A ce sujet, Martin convoque Furet qui a écrit : « les révolutionnaires ont mythifié la réalité autour de la prise de la Bastille permettant d’y voir l’origine de la Révolution ». Difficile de nier que la Révolution, nonobstant les sérieuses recherches historiques récentes, continue d’être embellie et magnifiée par les institutions républicaines à des fins de propagande politique.

Chacun sait que la Bastille fut une vieille prison royale avec comme gouverneur des lieux le Marquis de Launay, plus hôtelier que geôlier (3). Sept prisonniers seulement croupissaient le 14 juillet 1789 dans cette forteresse située aux pieds du Faubourg Saint-Antoine : des escrocs, des débauchés et un dément qui se prenait pour César.  Cela en dit long sur la prétendue persécution étatique à l’endroit des opposants à la Couronne au XVIIIème siècle… Néanmoins et au mépris de la réalité historique, aujourd’hui elle reste toujours vue par de nombreux Français comme le symbole de l’absolutisme royal et participe pleinement au XXIème siècle à la mythologie fondatrice de la République. Pour Martin, « la Terreur » révèle d’un phénomène similaire car « Thermidor relève indiscutablement de la manipulation et de la rumeur ».

L’auteur pense qu’il convient enfin d’accorder au 28 août 1794 (11 fructidor an II) toute la place qui lui revient en la comptant parmi les journées qui firent la France. En effet, cette dernière « ne fut marquée que par un discours du député Tallien devant la convention à Paris, mais il eut comme conséquence immédiate, quoique involontaire, de faire coïncider, de façon imprécise, le mot terreur avec un épisode, une époque et un système politique ».

La force de cette déclaration, émanant de Tallien qui évoque le mot Terreur à la tribune, est « qu’elle ouvre une séquence nouvelle dans l’histoire de la Révolution puisque le mot permet d’identifier et de condamner la période qui est considérée comme achevée par la mort de Robespierre en juillet 1794 ».  Depuis cette date, Robespierre est vu comme « le principal responsable de cette tyrannie », car selon les propos de ses adversaires voire de certains historiens « il disposait d’un pouvoir absolu, sans fin, pesant sur les personnes ». Les légendes, noires ou dorées, ont encore de beaux jours devant elles…

Qui sait qu’à Paris, il y avait le Comité de Salut Public et le Comité de Sûreté Générale qui s’opposaient souvent pour ne pas dire plus ? Peu de gens. Et n’oublions pas l’Assemblée législative puis la Convention, ainsi que la Commune de Paris, qui défendaient chèrement leur point de vue. La Révolution, selon Clemenceau, doit être prise comme un bloc – ce en quoi nous lui donnons raison – mais un bloc avec des couleurs et des compartiments différents. Beaucoup malheureusement l’oublient. 

Martin analyse les choses ainsi concernant l’invention de « la Terreur »  par les ennemis de l’Incorruptible et les bénéfices qu’ils en ont tiré : « elle permet de faire oublier leurs propres responsabilités au détriment de leurs rivaux qui deviennent les seuls terroristes, elle leur ouvre la voie vers le pouvoir puisque tous les opposants sont éliminés ». Les Thermidoriens, une fois au gouvernement, en profitent pour éliminer les jacobins et tous ceux qui auraient pu défendre la mémoire de Robespierre. Cependant, leur volonté de sublimer le 9 Thermidor amène des complications historiques et intellectuelles : « la difficulté à comprendre l’oeuvre des thermidoriens vient de ces rapports compliqués à la Terreur devenue l’horizon de pensée du pays. Comme le rappelle Baczko, en mettant rétroactivement l’horreur à l’ordre du jour pour justifier leur coup d’Etat, ils en interdisent l’oubli, tout en en empêchant la compréhension ».

Nous lisons ce propos avec intérêt car nous le trouvons extrêmement pertinent : « de la prise de la Bastille à l’exécution de Louis XVI, l’instauration d’une nation s’était réalisée dans l’unité des frères tuant le père. En août 1794, c’est le substitut du père, Robespierre, accusé d’avoir voulu lui succéder sur le trône et même d’épouser sa fille, emprisonnée au Temple qui est mis à mort ». En réalité et comme le démontre Martin « avec la Terreur, les thermidoriens font mieux que tous leurs prédécesseurs en créant cette surexposition des meurtres, destinée à sidérer les esprits ».

La lucidité de l’auteur mérite une nouvelle fois d’être signalée : « le scandale de la Révolution a été de déchirer le voile qui entoure le pouvoir, mais sa faiblesse a été de dépendre des coups de force et des manoeuvres politiciennes, et sa contradiction irréparable a été de recourir à des combinaisons mensongères, déconcertant ses partisans avant de les opposer les uns aux autres ». Analyse remarquable.

Le triomphe apparent de la Révolution sur les masses ne repose pas seulement sur ses réussites politiques bien souvent téméraires et imprudentes. De même, la victoire des Thermidoriens en 1794 qui imposent leur vision de l’histoire ne dépend pas seulement de leur art oratoire et de leur génie de la propagande. Martin stipule « qu’en créant la figure monstrueuse de la Terreur les conventionnels n’ont cherché que leur maintien au pouvoir. Leur succès dans l’opinion correspond non seulement au détachement qui s’opère vis-à-vis de la politique menée par le Comité de salut public et les hommes autour de Robespierre, mais surtout à ce que cette lecture des événements rencontre une sensibilité (et même une véritable mode) critique envers la rationalité et marquée par l’occultisme, le magnétisme et l’illuminisme ainsi que par les romans noirs, ou gothiques, et le mélodrame. Ce mouvement parti d’Angleterre, ce goût pour l’irrationnel ainsi que la fascination pour l’horreur, la prééminence des sentiments sur les idées (…) ont touché les classes moyennes des villes, notamment les femmes sur le continent, en France et dans les pays allemands ».

Il ne faut guère sous-estimer l’impact de la littérature sur les consciences car « les métaphores du Mal, incarné par Robespierre et ses amis, serpents, tête de Méduse, écorcheur…, sont en effet empruntées aux romans gothiques ou romans noirs, comme au mélodrame, qui étaient appréciés par la petite bourgeoisie et qui élargissent alors leur audience en France. Car il ne faut pas inverser les chronologies : la Terreur n’a pas donné naissance à ce courant dont l’emprise s’est affirmée en même temps que la révolution politique s’opérait. Peut-être même faut-il penser que cette sensibilité a favorisé l’acceptation de la Révolution ». Il est vrai que plus de deux cents ans après les violences révolutionnaires, nous restons plus que circonspects face à cette fascination pour le sang et le morbide : parties génitales mutilées post-mortem, têtes coupées sur les piques et promenées dans les rues de la capitale, pour ne mentionner que des cas très connus, sans oublier les profanations commises à la nécropole des Rois de France en la basilique Saint-Denis (5).

Martin souligne qu’on appelait les militants révolutionnaires les sans-culottes « par dérision, parce qu’ils portaient des pantalons, et s’appropriaient l’injure qui servit dès lors à d’innombrables jeux de mots. La sauvagerie des sans-culottes et particulièrement des femmes peut-être considérée comme une des caractéristiques de la Révolution française. Pendant la guerre d’Indépendance contre l’Angleterre, les Américaines s’étaient contentées de boycotter le thé, de tisser les vêtements et d’espérer que leur maris n’oublient pas les dames pour reprendre le souhait d’Abigaïl Adam. En France, comme Michelet n’hésite pas à l’écrire : « les hommes ont pris la Bastille, et les femmes ont pris le roi ».

Nous remarquons que « la Terreur » fascine toujours car elle satisfait le goût du macabre de certains tout en suscitant l’enthousiasme des autres. Accabler un mort des pires maux ne présente aucune difficulté particulière, d’autant plus si personne ne peut défendre sa mémoire et son action. En définitive, tout mettre sur le dos de Robespierre arrangeait aussi bien les révolutionnaires qui se dédouanaient des massacres auxquels ils avaient joyeusement participé, que des contrerévolutionnaires de tout genre qui personnifiaient le mal révolutionnaire sur un homme accablé des pires défauts…

Quoiqu’il en soit, ce débat sur « la Terreur » se perpétue et ne semble pas prêt d’être clos pour au moins deux raisons. La première : les partis pris idéologiques dominent trop souvent les débats historiques en France. La seconde : il reste un énorme travail à accomplir concernant « l’écho de la Terreur » dans les pays européens fortement marqués par la Révolution (Belgique, Pays-Bas, Italie, Allemagne) selon l’avis éclairé de Martin. 

L’historien Yvan Gouesbier estime que « l’histoire, telle qu’elle se pratique aujourd’hui, est ruineuse pour les mythes ». Cette contribution historique de Martin apporte de la clarté sur un sujet où il existe beaucoup de confusions. Elle retrace l’histoire de « la Terreur » et les discussions passionnées qui se tiennent depuis deux siècles. L’exercice comprend de nombreuses difficultés mais l’auteur s’en sort à merveille. Nous apprécions la méthode d’analyse historique utilisée par Martin pour traiter le sujet, nonobstant quelques points de divergence. Nous trouvons son livre fort intéressant et utile pour sortir du mythe. Effectivement, il contribue à mieux comprendre le déroulement des événements après la mort du député d’Arras. Martin explique qu’il aura réussi son entreprise quand vous sursauterez en lisant dans un livre d’histoire « en pleine Terreur » ou « la Terreur proprement dite »…

Cependant « la Terreur » de 1793 semble bien loin et fort éloignée des différentes terreurs contemporaines que nous subissons presque quotidiennement depuis plusieurs années. Il est grand temps de nous interroger sur le rôle de la terreur ou des terreurs dans notre histoire, même si les Deux Guerres Mondiales, les Guerres Coloniales, les actes terroristes récents bouleversent nos sensibilités et surtout nos vies. Ce livre nous y aide grandement car il décortique minutieusement cette légende historique qui a bâti la conscience républicaine et l’horizon politique français…

Franck ABED

(1) Lire ma chronique littéraire Robespierre par Jean-Clément Martin, publiée en avril 2018.

(2) Avant de mourir, il écrit ses phrases alors qu’il se trouve enfermé à la Conciergerie :

« Je n’ai rien à me reprocher : je me suis toujours conformé aux lois, je n’ai jamais été la créature de Robespierre ni de Saint-Just ; au contraire, j’ai été sur le point d’être arrêté quatre fois. Je meurs pour ma patrie et sans reproche. Je suis satisfait : plus tard, on reconnaîtra mon innocence ».

(3) « Malheur aux vaincus »

(4) Lire ma chronique littéraire La Bastille par Jean-Christian Petitfils, publiée en octobre 2016

(5) Lire Sire de Jean Raspail qui décrit parfaitement cet épisode malsain…

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